High-Tech Tests

Nous avons testé le Gyrokart (Hoverboard/Gyropod)

Présentation :

Depuis quelques années, les engins électriques envahissent nos villes. Voitures, Scooters, Trottinettes et « Gyropod ». Les « gyropod », aussi appelés « hoverboard », sont une sorte de skateboard électrique qui avance et recule en fonction de l’inclinaison que vous prenez une fois debout sur l’engin. Ils sont inspirés des fameux Segway que l’ont a vu fleurir en Californie et à Paris au début des années 2000.

Aujourd’hui je vais vous parler donc de gyropod, mais surtout de « gyrokart ». Le gyrokart est en fait un gyropod (hoverboard) sur lequel on vient fixer une structure métallique qui transforme un appareil sur lequel on se tient debout, en un appareil sur lequel on va se tenir assis.

Il faut donc faire l’acquisition d’abord d’un gyropod (qu’on peut trouver aujourd’hui aux alentours de 100€) puis dénicher une structure « gyrokart » (qu’on trouve facilement aux alentours de 50€). Une fois assemblés, ces deux engins n’en forment donc plus qu’un. Semblable à un karting (mais sur trois roues), le gyrokart se conduit à l’aide de deux poignées qui actionnent les moteurs droit et gauche du gyropod fixé alors sous le siège. La roue avant est semblable à une roue de Caddie puisqu’elle est « libre » et n’a pour seul rôle que de supporter le poids des jambes du « pilote ».

Mon expérience :

Étant moi même féru de compétition automobile, j’ai fait du karting (du vrai) à de nombreuses reprises. Lorsque l’on s’installe sur un gyrokart, il faut bien avouer qu’on retrouve quasiment les mêmes sensations que sur un « vrai » karting. Seuls le volant et les pédales sont manquants. Mais la position de conduite, les sensations au ras du sol et la maniabilité ressemblent fortement à ce qu’on peut connaitre avec un karting thermique.

Au premier abord, lorsque l’on s’installe dans le siège, on est immédiatement grisé par l’accélération fulgurante procurée par les deux moteurs électriques présents auprès de chacune des deux roues. Mais une fois lancé, on s’aperçoit vite que diriger cet engin est assez compliqué, en tous cas pas très naturel. En effet, comme dans un char d’assaut, il faut freiner une des deux roues pour faire pivoter le kart.

Lorsque l’on baisse les poignées vers l’avant, le kart accélère (fort!) et lorsque l’on tire les poignées vers l’arrière le kart freine. Le principe est donc le même pour tourner, il suffit de ralentir la roue de droite pour tourner vers la droite et celle de gauche pour tourner vers la gauche. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Une fois bien en main, et une fois son cerveau habitué à ces gestes pas très naturels, il est possible d’aller vite et l’engin se révèle extrêmement maniable ! En effet, il est possible de faire des 360 degrés, des virages très serrés et des freinages très puissants. J’imagine déjà des courses de gyrokart et je pense que cela pourrait être très amusant !

Concernant l’autonomie et la recharge, je dois dire que j’ai été très agréablement surpris. La batterie se recharge en quelques heures (3-4h) et le kart affiche jusqu’à 20km d’autonomie ! En réalité je pense qu’on est plus proche des 10km. Car le plus amusant avec cet engin c’est d’accélérer fort et de faire des dérapages. Ce sont évidemment les accélérations qui consomme le plus d’énergie. Mais très honnêtement vous pouvez vous amuser plusieurs heures avant de vider complètement la batterie. Je m’attendais à une autonomie beaucoup plus faible.

Pour moi le seul inconvénient est l’encombrement général car une fois affublé de la structure « gyrokart », le « gyropod » devient très encombrant. Le gyropod en lui même est extrêmement lourd (imaginez une grosse batterie de voiture sur laquelle vous fixez deux roues bien lourdes). Aussi il faut bien avoir à l’esprit qu’on ne peut pas faire du gyrokart partout. Les parkings de supermarchés sont un endroit idéal pour s’amuser avec son gyrokart, mais oubliez les trottoirs car le bitume doit être bien lisse. De la même manière, n’imaginez pas rouler sur la route avec cet engin. En plus d’être très dangereux, je pense que c’est illégal.

Enfin, notez que j’ai essayé le gyropod « seul », sans la structure gyrokart, et c’est assez…délicat à maîtriser. Il faut bien maitriser son équilibre et anticiper les éventuels obstacles au sol sans quoi vous risquez rapidement une fracture du coccyx.

Conlusion :

Si vous cherchez, pour vous ou pour votre enfant, un moyen de déplacement sans risque et à l’épreuve de la ville et des trottoirs, oubliez le gyropod et par conséquent le gyrokart. Cependant, si vous cherchez un moyen sympa et pas cher de vous divertir le week-end : foncez ! Le moindre parking de supermarché deviendra votre espace de jeu. On ne se lasse pas de faire des pirouettes avec cet engin. D’ailleurs, si vous en avez les moyens, essayez d’en acheter deux ou trois et faites la courses avec vos amis, fun garanti !

Jordan
Geek Berruyer de 31 ans.
https://cmonavis.eu

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