Le flop des enceintes connectées

Annoncées comme révolutionnaires il y a un an, les enceintes connectées se sont invitées chez beaucoup de français depuis leur arrivée sur le marché l’année dernière et force est de constater qu’elles n’ont rien révolutionnées du tout.

Encore plus fort, je dirais qu’aucun accessoire connecté ne s’était rendu si inutile en si peu de temps. Même les bracelets et autres caméras connectées continuent de montrer un véritable intérêt plusieurs années après leur ascension.

Je pense qu’il est désormais superflu d’expliquer le fonctionnement des Google Home et autre Amazon Alexa puisque même mes oncles et mes tantes, âgés de 50 ans et plus, m’ont questionnés récemment sur ces accessoires « intelligents ». Malheureusement, d’intelligents ils n’ont que le nom. Il suffit d’avoir une Google Home à la maison pendant quelques jours pour se rendre compte que la fameuse intelligence artificielle dont on nous rabat les oreilles depuis si longtemps n’est pas prête de jouer le rôle de Skynet dans Terminator…

Utilisant Siri depuis de nombreuses années, je n’ai pas réussi à comprendre la réelle utilité d’une enceinte connectée à la maison. Même si évidemment, comme tout le monde, je me suis beaucoup amusé avec ma Google Home Mini les premières heures, voir les premiers jours. Mais quelques semaines après son installation, je passais un coup de Swiffer sur mon bureau quand je me suis aperçu que j’avais complètement oublié la présence de la petite enceinte connectée de Google.

Hormis le fait de pouvoir diffuser de la musique sans utiliser ses mains (et encore, quand ça marche et quand vous avez configuré un compte Spotify ou Google Music dans l’application Google Home), et d’interroger « Ok Google » pour retrouver le nom d’un acteur, la Home Mini que j’ai eu à la maison quelques semaines ne m’a pas manqué une seule fois depuis que je m’en suis débarrassé.

Une cousine s’était équipée de la Google Home à Noël dernier et presque un an après je me suis permis de l’interroger sur l’utilité de cet accessoire installé dans son salon en décembre 2017. Sans surprise, celle-ci m’a confirmé que chez elle aussi, au bout de quelques semaines, tout le monde avait oublié la présence de la belle enceinte blanche posée sur un meuble de l’entrée.

C’est amusant de faire ce constat, surtout que les journalistes se sont TOUS (sans exception) emballés lorsque ces accessoires connectés sont arrivés sur le marché l’année dernière. Mais rappelons-nous que ces gens fabuleux nous avaient aussi promis l’arrivée des voitures autonomes il y a 10 ans ou encore prédis que la réalité virtuelle sera la révolution de l’an 2000… Bref, encore une fois ils avaient vus juste (ironie)…

Si les plus « paranoïaques » d’entre-nous pensent que ces enceintes connectées ne sont qu’un point d’entrée vicieux dans nos domicile et dans nos discussions privées, je pense que même si je n’ai rien à cacher à Google ou Amazon dans mes échanges verbaux avec mes enfants ou ma compagne, il est en effet peut-être plus prudent de simplement se débarrasser de ces petites machines.

Vous avez toutes et tous dans votre poche un smartphone Androïd ou iOS qui fera tout ce que peux faire Amazon Alexa ou Google Home. Il suffit d’apprendre à s’en servir. De la même manière, les téléviseurs récents embarquent tous (ou presque) un assistant vocal. De même que les ordinateurs Apple (MacBook) et les Apple TV. Donc, très franchement, si on a vraiment besoin (envie?) d’avoir un tel accessoire à la maison, on peut définitivement se passer des enceintes connectées.

Donc, petit conseil d’ami avant Noël qui approche, ne faites pas comme il y a deux ou trois ans quand vous avez cru que la tablette tactile était le nouvel accessoire indispensable à votre vie numérique, cette fois-ci, passez votre chemin !

Jordan

Geek Berruyer de 31 ans.