Ready Player One : un chef d’œuvre numérique pour geeks nostalgiques (mais pas seulement)

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Ready Player One : un chef d’œuvre numérique pour geeks nostalgiques (mais pas seulement)

Depuis quelques semaines maintenant nous subissons, sur YouTube et les réseaux sociaux, des publicités (parfois un peu pénibles et mal faites) pour le nouveau film réalisé par Steven Spielberg : Ready Player One. Cette campagne de publicité massive organisée par la Warner compagnie (Warner Bros.) a pour but de promouvoir le premier film SF de Steven Spielberg depuis La Guerre des Mondes en 2005. Connaissant les difficultés financières de la Warner et les échecs (relatifs) de ses productions DC (Superman, Batman, Wonder Woman, etc.), il est compréhensible que cette compagnie mette le paquet sur ce nouveau film de science fiction signé Steven Spielberg.

Si je commence par vous parler de la pub avant même de vous parler du film c’est parce que cette campagne de pub (ratée) a failli me dissuader d’aller voir le film justement. Entre des « réactions à chaud » aussi naturelles qu’un clip de télé-shopping diffusé en pleine nuit sur C8, et des projections presses aux allures de réunion de secte, il m’a été difficile de me faire une idée à priori sur ce nouveau long-métrage tellement les avis avaient l’air dithyrambiques et « fake ». Heureusement que les premiers avis spectateurs AlloCiné étaient très positifs eux aussi et m’ont donné, ce coup-ci, vraiment envie d’aller voir Ready Player One.

Si vous habitez dans une grotte, sans connexion wifi, et que vous ne savez pas du tout de quoi parle Ready Player One, voici le pitch à ma sauce : Dans un futur proche (aux alentours de 2040), les gens passent leur temps libre dans l’Oasis comme aujourd’hui ils le passe sur les réseaux sociaux. Dans quel but ? Fuir la réalité et ses problèmes. D’ailleurs, ce futur d’anticipation ressemble à tous les futurs (ou presque) que nous présentent les cinéastes depuis des décennies : des grandes métropoles sales, avec des bidon-villes et une sorte de grosse compagnie mal intentionnée qui dirige le monde ou presque. Mais revenons à l’Oasis. C’est en fait une sorte de VR Chat ou de Second Life dans lequel les gens se plongent grâce à un équipement de réalité virtuelle. Mais le monde est devenu tellement dépendant de cet « Oasis » que la méga compagnie IOI essaye d’en prendre le contrôle grâce à un Easter Egg caché dans l’Oasis par son créateur. Tout le film va donc tourner autour de cette intrigue, mais d’une manière très réussie.

Même si je ne suis pas très convaincu par la réalité virtuelle comme on la connait aujourd’hui, je dois bien dire que ce film donne clairement l’envie d’aller acheter un Oculus Rift ! Car si un tiers du film se passe dans le monde « réel » et nous propose donc de vraies images tournées avec de vrais acteurs dans un vrai décor, le reste se passe dans le monde virtuel nommé l’Oasis et nous propose donc un film 70% numérique très bien réussi. Les images ne font pas trop jeu-vidéo et les personnages ne sont pas caricaturaux, bien au contraire ! C’était pour moi la crainte #1, de voir une sorte de cinématique de jeu-vidéo pendant 2 heures. Au final les scènes dans l’Oasis sont presque plus réussies que les scènes « réelles ». Les règles établies dans le « jeu » sont compréhensible immédiatement et génialement inspirée du monde des jeux-vidéo (items, skins, artefacts, etc.).

Les premières scènes sont à couper le souffle ! La première demi-heure passe sans qu’on s’en rende compte. Les personnages sont introduits intelligemment et sont très attachants. Évidemment, comme dans tout bon film, il y a une histoire d’amour. Mais ce n’est pas gnan-gnan et c’est même plutôt mignon. De la même manière, les fameux « clins d’œil » geeks tout le long du film sont discrets mais vraiment sympathiques. Comme dirait mon idole le Joueur Du Grenier « si il n’y avait pas eu les références geeks, le film aurait été tout aussi bon ». Et il n’a pas tord. Car au final, même si toutes les références geeks sont bien plaisantes, elles n’apportent quasiment rien à l’histoire. Sauf le défi ultime qui utilise une Console Atari 2600 et le second qui plonge nos personnages dans des scènes mythiques du film Shining.

Même si la dernière demi-heure est un peu longue, les 2h20 sont justifiées et j’ai vraiment passé un bon moment. Aucun détail ne m’a fait bondir en râlant et les acteurs sont tous plutôt bons (même si le personnage du créateur de l’Oasis est plutôt irritant). Les deux personnages principaux sont vraiment attachants et les personnages secondaires sont soit drôles soit utiles. Bref, un sans faute ! Enfin, je finirais par dire que la bande originale signée Alan Silvestri, est un chef d’œuvre rempli de notes et de sonorités qui rappellent la BO de Retour Vers Le Futur. Ce n’est d’ailleurs pas le seul clin d’œil à la trilogie BTTF puisque la Delorean de Marty McFly est le véhicule préféré de notre héros dans Ready Player One.

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